[Film] Le Vent se lève

Le vent se leve

 

Salut les filles,

il y a quelques mois, le maître du cinéma d’animation japonais Hayao Miyiazaki annonçait qu’il prenait sa retraite et que « Le vent se lève » serait son dernier film. Horreur, la fan absolue que je suis (mon chat s’appelle Ponyo!) a eu le cœur brisé. Adieu poésie, magie et personnages attachants,  je me suis consolée en me disant que j’irais voir ce dernier film au cinéma et que je me délecterai de chaque secondes. J’ai été patiente et j’ai  même attendu gentiment le premier weekend de sa sortie pour y aller.

Synopsis:

 

jiro

 

Jirô

 

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

 

Mon avis:

« C’est le dernier, le tout dernier! » Cette pression que j’ai eu en entrant dans la salle! Petit tour d’horizon autour de moi, la moyenne d’âge est de 10 ans, je me sens vieille mais c’est la magie des Miyazaki. Le zhomme et moi, on s’installe, la salle s’éteint et c’est parti pour deux heures, je trépigne!

Sur l’écran, on voit évolué Jirô petit garçon rêveur, qui devient un homme et surtout un ingénieur aéronautique. Il tente coûte que coûte de réaliser son rêve, créer des avions, quoi qu’il puisse se passer dans sa vie. On y croise amour et amitié dans ce Japon du début du XXème siècle. On navigue aussi entre rêve et réalité et nous aussi on se prend à avoir envie de voler. La maladie et la place du travail dans la vie des japonais est extrêmement présent, et nous relate subtilement la vie du début du siècle, de l’entre-guerre nippon. C’est beau, c’est grand mais surtout c’est triste. J’en verse même ma larme.

Ici, pas de personnages sortis tout droit du monde imaginaire, pas de petites peluches mignonnes que l’on aura envie d’acheter à la sortie du film.

honjo

 

Honjo

 

Les personnages secondaires sont beaux grands et dramatiques, comme son ami de promotion, Honjo qui le fait embauché dans la société où il travaille.

Nahoko

 

Nahoko

 

Ou encore Nahoko, l’amour de sa vie, sorte de princesse d’un autre âge qui nous touche par sa fragilité, son courage et son dévouement.

 

Miyazaki signe ici son scénario le plus sombre, le plus réaliste aussi mais tout à fait réussi. On est loin, très loin, de Ponyo ou Totoro, de la morale efficace de Chihiro ou Naüsicaa. Tout est fin et très subtil, parfois trop. Inspiré de faits réels, le film est bourré de références historiques pointues. Comme il n’y a que très peu de notions de temps, il faut suivre ces indications pour comprendre l’évolution. Du coup, pas facile quand il y a des enfants. Ma voisine de gauche a questionné sa mère non-stop. Parce que oui, à 10 ans, je ne suis pas sûre que je connaissais les subtilités de la guerre, de l’entre guerre, de l’espionnage industriel, du IIIème Reich ou des relations nippo-germaniques. Je n’étais pas foutu de vous dire ce qu’était le « zéro ». Il m’a fallu attendre pour ça, et clairement, pour ce film, j’étais contente de m’y connaître un minimum en histoire.

Après, je suppose que les enfants y trouvent l’intérêt des inventions extraordinaires, du trait impeccable du dessin des studios Ghibli qui fait rêver, encore et toujours.

 

A la sortie, impossible de savoir si j’aime ou pas. Je retourne mes impressions dans tous les sens, je me pose un million de questions. Cette fois, j’ai été dérangé, bousculé au plus profond et je ne sais pas trop pourquoi. Le lendemain, après beaucoup de réflexion, j’ai ma réponse: j’ai adoré ce film autant qu’il m’a dérangé, et s’il m’a gêné c’est que, aussi subtil soit-il, pour une fois le grand Miyazaki n’a pas usé d’un monde complètement imaginaire pour faire passer son message. Il n’a pas introduit de personnages extraordinaires, pas de château ambulant et de balais volant, pas de sorcière amoureuse ou de sylvains. Même s’il y a une partie de rêve romancé et un peu folle, la vérité est là, crue et cruelle en face de moi. Le maître a pris un autre angle, un dernier virage, pour délivrer son ultime message.

 

Et à tout ça, je n’ai qu’une seule chose à dire, mille fois merci Hayao Miyazaki! Quel regret de vous voir partir, mais après tout, « le vent se lève!… Il faut tenter de vivre!« .

 

Avez-vous vu ce film? Qu’en avez-vous pensé?

 

 

 

 

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3 réflexions au sujet de « [Film] Le Vent se lève »

  1. Comme toi dingue des films de ce Maître de l’animation, je le regretterai.
    D’ailleurs je me dis qu’il serait bon de « posséder » les DVD non piratés.
    Ton article me conforte dans mon envie d’aller le voir.
    Très bel article Mélanie.
    Merci beaucoup.
    Bousas

    Zoé

  2. Coucou!
    Je voudrais t’informer du déménagement de mon blog « amoroccantouch » , dorénavant mon blog est « http://thinklikealion.wordpress.com/ » et j’aimerai beaucoup, si ça te dérange pas, que tu partage cette info pour que tout le monde puisse voir mon tout nouveau blog!
    N’hésites pas non plus a t’abonner a mon blog et à y laisser un petit commentaire pour me dire ce que tu penses de ce gros changement 🙂
    Merci beaucoup, désolée du dérangement et gros bisous!!

    http://thinklikealion.wordpress.com/

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